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Vendredi 1er août.
Mgr Jean-Pierre Tafunga nommé Evêque coadjuteur de l'archidiocèse de Lubumbashi. Mgr Jean Pierre Tafunga, Evêque d'Uvira, au sud Kivu, a été transféré jeudi comme archevêque coadjuteur de l'archidiocèse de Lubumbashi. L'annonce officielle a été faite jeudi au Vatican par le Pape Benoît XVI et rendu public par la confédération épiscopale nationale du Congo. Cette nomination lui donne droit de succession à l'archevêché de Lubumbashi. Mgr Jean Pierre Tafunga est né à Panda à Likasi le 25 juillet 1942. Il a été ordonné prêtre le 16 septembre 1972 et Evêque du diocèse de Kilwa Kasenga le 31 juillet 1993, au Shaba (à l'époque). En 2002, alors que le diocèse d'Uvira croupissait sous le tribalisme et la xénophobie en son sein, Vatican va décider le transfert de Monseigneur JP Tafunga du Katanga vers le diocèse d'Uvira. Il prend le siège le 29 septembre 2002 en remplacement de Mgr Jérôme Gapangwa qui venait de quitter Uvira en mars 2000. A cette époque, une forte pression avait été exercée sur ce dernier par des prêtres, la société civile et le pouvoir de Kinshasa, l'accusant d'alimenter la guerre dans la région en complicité avec les agresseurs venus du Rwanda dont il est issu. Selon les témoignages, plusieurs prêtres auraient été tués, notamment dans les paroisses de Kidote et Kiliba pour n'avoir pas adhérer au modèle de la gestion du diocèse, "un modèle de soutien à l'effort de guerre". D'autres prêtres s'étaient exilés en Tanzanie et à Nairobi, au Kenya. Entre temps, entre Mars 2000 et Septembre 2002, les affaires sont gérées par un italien, le vicaire général et administrateur diocésain, Mgr Rolando, promu alors administrateur apostolique du diocèse par Rome. Les fidèles catholiques et les prêtres reconnaissent aujourd'hui en Mgr Tafunga un rassembleur. " Il a réunifié le diocèse, et plusieurs prêtres exilés sont rentrés ", affirment-ils. Il a eu l'occasion de visiter toutes les 13 paroisses du diocèse (Uvira-Fizi-Mwenga), particulièrement des foyers de tension où son prédécesseur ne pouvait accéder et où la cohabitation avait été mise à rude épreuve entre fidèles (Mwenga, Minembwe-Fizi, Kiliba, Uvira et Kidote). Selon son secrétaire et chancelier à l'évêché, Abbé Patient Wilela, l'objectif a été atteint. Le souci de promouvoir la jeunesse s'est concrétisé, notamment dans l'organisation pour la première fois en 2005 à Uvira d'un grand congrès diocésain réunissant les jeunes de 13 paroisses. Les interventions dans les changements des chefs d'établissement scolaires catholiques, tant au primaire qu'au secondaire, ont contribué à la promotion de l'éducation des jeunes, ainsi que son plaidoyer en faveur de l'extension de l'UCB, Université Catholique de Bukavu à Uvira. Mgr Jean Pierre Tafunga est transféré officiellement jeudi à Lubumbashi. Mais avant qu'il ne parte, il continuera à gérer les affaires courantes. C'est après son départ pour Lubumbashi que Rome devra nommer un administrateur apostolique pour le diocèse d'Uvira. (Radio Okapi)
Goma : 1 000 tonnes de produits miniers traînent dans les entrepôts. Les opérateurs économiques du secteur minier tirent la sonnette d'alarme: ils n'ont plus exporté un seul kilo de cassitérite depuis un mois maintenant, alors que plus de 1 000 tonnes de produits miniers traînent dans leurs entrepôts, pour une valeur d'au moins 14 millions de dollars américains. Tout cela, disent-ils, à cause d'une augmentation exponentielle de la nouvelle mercuriale imposée par l'Ofida. La nouvelle mercuriale fixe la valeur à l'exportation pour la cassitérite à 14 dollars le kilo, contre 4 dollars seulement il y a quelques jours, soit une augmentation de 350%. Pour la corporation des opérateurs économiques du secteur minier du Nord-Kivu, il devient impossible, dans ces conditions, de continuer à travailler. Jonas Sebatunzi, secrétaire de la corporation : " Nous sommes tellement surtaxé que notre marge bénéficiaire d'aujourd'hui est de 12% lorsqu'on prend la valeur d'exportation de 4 dollars. Lorsqu'on a fait passé de 14, vous comprenez qu'on ne peut plus s'en sortir " Pourtant, une mesure du Gouverneur de province, datée du 23 juillet dernier, instruit l'Ofida, la DGRAD et l'OCC notamment de surseoir à l'application de cette nouvelle mercuriale pendant un mois encore, en vue de permettre l'évacuation des produits miniers en souffrance d'exportation, et à l'autorité provinciale d'entamer des négociations avec le pouvoir central. Mais rien n'y fait! Le directeur provincial de l'Ofida, de son côté, n'a pas souhaité faire un quelconque commentaire sur ce dossier. Les opérateurs économiques du secteur minier du Nord-Kivu ont annoncé mardi à la presse, la suspension de toute activité dans leur secteur, et cela jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée. Une situation qui, si elle perdure, ajoutent-ils, les placerait dans l'obligation de mettre tous leurs personnels en congé technique. Le Nord-Kivu compte actuellement 28 comptoirs d'achat de minerais installés à Goma. Leurs exportations constituent la 2ème source de revenus dans la province. Et l'activité minière fait vivre, directement ou indirectement, 3 000 personnes dans la région. (Radio Okapi)
La RDC prépare les élections locales de 2009. Les élections locales, communales et urbaines auront lieu au début de l'année prochaine sur l'ensemble du territoire national de la RDC. L'annonce a été faite aujourd'hui, par M. Boubacar Touré, chef de bureau de la Monuc pour la province du Katanga, au cours d'un point de presse au siège de la Monuc. Ces élections vont parachever, le processus de démocratisation amorcé en 2006 avec les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales. Selon M. Alain Ayadoloun, coordonnateur de la section électorale au bureau de la Monuc, les travaux préparatoires en vue du démarrage des opérations électorales viennent de commencer et le calendrier sera annoncé incessamment. Le budget de l'organisation des élections locales évalué à 200.000 USD sera financé par la communauté internationale et le gouvernement central de la RDC. Selon la même source, les fichiers électoraux qui ont servi au scrutin de 2006 devront être actualisés, notamment par de nouvelles inscriptions. Pour le Katanga, le démarrage des opérations préélectorales est également tributaire des travaux d'aménagement du bâtiment mis à la disposition de la Commission Electorale Indépendante par le gouvernement provincial pour abriter son siège, souligne t-on. Les élections locales se dérouleront en deux étapes. D'abord avec des élections directes, avec le vote des conseillers de secteurs ou de chefferie et des conseillers municipaux. Ensuite, il y aura la tenue d'élections indirectes avec le vote des chefs de secteur et chefs de secteurs adjoint, les bourgmestres et bourgmestres adjoints de commune, les conseillers urbains et les maires et maires adjoints de ville, soulignent les spécialistes. 200.000 candidats seront en lice au cours de ces élections, dont le nombre de circonscriptions, est de 6.037 contre 385 pour les législatives nationales et provinciales de 2006. (Apanews)
L'hommage du Katanga à Wendo, le père de la Rumba congolaise. Les Katangais ont continué jeudi, à rendre hommage au père de la Rumba, Antoine Wendo Kolosoyi, fondateur de la musique congolaise moderne, décédé lundi, à Kinshasa. Dès l'annonce de la nouvelle mardi matin, les chaînes de radio de télévision, dans la capitale de la province du Katanga, ont changé leurs programmes, pour des émissions spéciales et interactives de témoignages et d'hommages à la mémoire de l'illustre disparu. Le talent de l'artiste a ainsi été magnifié et salué dans toutes les interventions des auditeurs et téléspectateurs, par des mélomanes, qui n'ont pas tari d'éloges pour "Papa Wendo". Pour certains auditeurs, " c'est un baobab de la musique congolaise moderne qui s'est écroulé " avec la mort de Wendo. D'autres parlent de " légende de la musique " que la RDC et le monde " ont perdue ". L'admiration particulière de la nouvelle génération des mélomanes du Katanga pour Wendo s'explique par le fait que Antoine Wendo Kolosoyi, avait une voix, qui donne du tonus à la chanson "Franc congolais" jouée en 1997, par la sélection de meilleurs musiciens du pays. C'était à l'occasion du lancement de la nouvelle monnaie congolais par le Président Laurent Désiré Kabila, alors au pouvoir en RDC. La célèbre chanson d'appel à la résistance contre l'agression du Congo par les armées Rwandaise, Burundaise et Ougandaise en 1998, intitulée "Tokufa po na Congo" qui signifie "mourrons pour défendre le Congo" est une des ouvres les plus récentes et les plus adulées de Wendo. L'artiste congolais est mort à l'âge de 83 ans, des suites d'une longue maladie et dans un dénuement total, malgré le succès qui a accompagné sa carrière musicale de plus de 60 ans. (Apanews)
1er août, fête des parents et des morts, des cimetières sans entretien. En RDC, on se remémore le 1er août de chaque année ses parents, vivants ou morts. En ce 1er août 2008, des milliers de Congolais se sont recueillis devant les tombes des êtres chers. Mais ces dernières sont généralement abandonnées et les services commis à l'entretien des cimetières n'existent plus.
Promulgation de la loi sur l'administration des provinces. Le chef de l'Etat Joseph Kabila a promulgué jeudi la loi sur la libre administration des provinces. Cette loi est relative à l'administration de la province et aussi aux rapports entre le gouvernement central et les provinces.
Examens d'Etat 2007-2008, début de publication des résultats. Le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, EPSP a donné lui-même le coup d'envoi de la publication des résultats, en citant à la télévision nationale jeudi, les noms des lauréats des provinces de Kinshasa et du Maniema, pour la section pédagogique.
Samedi 2 août 2008.
Lubero : DDRR, des FDLR sensibilisés dans un camp à Kasika. Plus de 150 personnes, des combattants FDLR et leurs dépendants, femmes et enfants, sont cantonnés depuis une semaine, dans un camp près de Bunyandao, un site situé dans le village de Kasiki, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Le site a été construit par l'Eglise du Christ au Congo en collaboration avec le gouvernement congolais. Selon les responsables du camp, les FDLR déjà présents sur ce site ainsi que d'autres attendus seront sensibilisés avant qu'ils choisissent, soit d'être rapatriés après désarmement, soit d'être délocalisés, de l'Est à l'Ouest de la RDC. L'arrivée de ces combattants FDLR avec leurs dépendants fait suite à une campagne de sensibilisation menée à leur direction par l'Eglise du christ au Congo et la Monuc. Cette campagne s'est poursuivie ce jeudi avec le ministre congolais des Affaires étrangères, Antipas Mbusa Nyamwisi. Ce dernier leur rappelé le processus du retour de la paix dans la région selon les accords de Nairobi qui lient la RDC et le Rwanda. Ces combattants proviennent de Rude, Rassemblement pour l'unité et la démocratie, et du groupe RPR, Rassemblement du peuple rwandais, un groupe de Tusti venu de Ruthsuru et de Lubero. (Radio Okapi)
Le RCD fait le constat d'échec du gouvernement Gizenga. 10 ans ce samedi. A cette occasion, son président national a animé une conférence politique à Kinshasa. Pour Azarias Ruberwa, le gouvernement Gizenga a déçu. Il vaut moins que le 1+4 de la transition et doit par conséquent être changé. " Nous sommes allés aux élections en espérant que les institutions issues de ces élections, la population vivra mieux, c'est-à-dire que les dirigeants auront peur d'être sanctionnés, seront comptables de leurs actions et donc vont améliorer les conditions de vie, en gérant mieux ", a déclaré le président national du RCD. Me Azarias Ruberwa fait alors ce constat : " Mais combien de gens que nous croisons qui nous disent que même la transition, avec sa célèbre formule de 1+4, valait et travaillait encore mieux que le gouvernement actuel ? ". Me Ruberwa pense que même l'AMP, la famille politique du président Kabila est consciente de cet échec : " Et les gens de l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP) sont convaincus qu'il faut changer de gouvernement et il faut le faire maintenant " Enfin, il lance un vibrant appel pour le changement : " J'en appelle solennellement aux responsables de la majorité présidentielle et en particulier au président de la République et même au premier ministre ", avant de citer l'exemple d'Israël : " Nous avons en Israël, le premier ministre qui vient de démissionner, qui va quitter le pouvoir au mois de septembre parce qu'il est accusé de corruption. L'opposition n'est pas là pour se réjouir des malheurs de la population. Il faut changer ce gouvernement Pour rappel, le 2 août coïncide aussi avec 10e anniversaire du déclenchement de la guerre le 2 août 1998 qui a abouti aux négociations de Sun City et à l'installation du gouvernement de transition. (Radio Okapi)
Kasiki : 71 cas de viol pour le seul mois de juillet Les ONG de droits de l'homme et la société civile attribuent ces actes de viol aux combattants rwandais, FDLR. Ces derniers, toutes tendances confondues, se livrent aux pillages, vols et viols des femmes et filles dans le sud du territoire de Lubero. Dans leur déclaration faite au lendemain de la cérémonie de cantonnement d'une cinquantaine de FDLR à Kasiki, à 182 km de Butembo, ces ONG demandent au gouvernement d'accélérer le regroupement des combattants rwandais pour mettre fin à la souffrance de la population des zones occupées. Soixante et onze cas de viol ont été enregistrés ces 30 derniers jours dans les localités de Luofu, Kaniati, Luhanga, Kihamba, Mbiazino et Kasiki, en territoire de Lubero, note le Groupe d'associations des droits de l'homme et des peuples, Gadhop, dans son rapport publié vendredi. De son côté, le Groupe Ubakazi wa teza Jamaa, une association des femmes victimes des violences sexuelles, basé à Luofu, déclare que la majorité des victimes se retrouvent dans les villages riverains de camps des combattants. Elles sont violées régulièrement et dans bien des cas, loin des institutions sanitaires susceptibles de les prendre en charge, affirme cette association.Pour sa part, Vasikirere Tasirwa Gabriel, chef de localité de Kasiki, reconnaît que le petit bétail a disparu. Les combattants nationaux et étrangers ont tout emporté, accuse-t-il, avant d'ajouter que les écoles ne fonctionnent plus depuis une décennie.Pour la société civile de Lubero, le cantonnement et le rapatriement des combattants étrangers demeure la voie appropriée pour ramener la paie dans le sud du territoire de Lubero. (Radio Oka pi)
Masisi: le Pareco crée une police parallèle. Cette police du Pareco a son état-major à Luke, environ 30 km de Masisi. Elle est déployée dans les localités de Mahanga, Nkokwe et Katoy, affirme le commandant de la police/district de Masisi. Mais pour Sendugu Museveni, président du Pareco, cette unité n'est pas une police mais une unité militaire en tenue civile et sans armes affectée pour sécuriser la population et lui éviter les tracasseries militaires dans toutes les localités sous contrôle de son mouvement.Kengo trouve en l'Eglise catholique un modèle d'un bon leadership. Le président du Sénat a animé vendredi une conférence débat en la cathédrale Notre Dame du Congo sous le thème : " Leadership et Etat de droit ", en présence de l'archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo. Au cours de cette conférence qui a réuni des personnalités politiques et des fidèles catholiques, Léon Kengo wa Dondo a notamment stigmatisé les maux qui rongent la société congolaise et pris l'Eglise catholique comme modèle d'un bon leadership pour son apport dans la réforme du système éducatif congolais.
Bunia : tension au sein du parti Pusic. Une vive tension règne depuis vendredi au sein du Parti pour l'unité et la sauvegarde de l'intégrité du Congo, Pusic. A la base de cette crise, certains cadres de ce parti issu d'un ancien groupe armé portant la même dénomination, ont exclu jeudi dernier leur président Robert Pimbu. Ce dernier avec le soutien d'autres camarades, proteste et décide la radiation pure et simple du ministre provincial membre du Pusic, qu'il accuse d'être auteur de la déstabilisation du parti.
Kinshasa : les enseignants posent des préalables de la prochaine rentrée. Le comité national du Syndicat des enseignants du Congo, Syeco, a tenu vendredi 1er août 2008, une réunion en son siège de Kalamu à Kinshasa. Objectif : analyser la situation socio économique précaire des enseignants et personnel de l'Education de toute la République, au regard des rapports des comités provinciaux. A l'issue de cette rencontre, les enseignants membres de la Syeco ont fait quelques constats notamment, le non paiement de salaire des mois de février et mars dans plusieurs coins du pays, l'amenuisement du pouvoir d'achat des enseignants clochardisé ainsi que la marchandisation institutionnalisée des services de l'Education ayant transformé les établissements d'enseignement en boutique. Ainsi, le Syeco, par la voie de son secrétaire général, pose quelques préalables pour la réussite d'une rentrée scolaire apaisée. Selon Jean Pierre Kimbuya, le comité national du Syeco souhaite une rentrée scolaire 2008-2009 apaisée. Mais il exige du gouvernement, poursuit le secrétaire général, l'uniformisation du barème salarial en faveur de tous les enseignants de la République, l'exécution du budget 2008 sur les rémunérations au regard de l'accord de Mbudi, la correction de toutes les irrégularités constatées lors de la paie, l'allocation d'une prime gouvernementale, en lieu et place des pauvres parents, tel est le cas d'autres agents de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) et des services, le paiement du salaire d'août 2008 au plus tard le 20 du mois en cours et enfin , l'harmonisation des divergences sur les effectifs entre l'EPSP et la fonction publique sur la réforme, parce que c'est cela la pomme de discorde, précise-t-il. (Radio Okapi)
Dimanche 3 août.
Mambasa : la population s'oppose à l'arrivée des Interahamwe. Des enfants, ont été empêchées samedi d'entrer dans le territoire de Mambasa. Le véhicule les transportant a été arrêté net à Bela, un poste situé à une centaine de km de Mambasa-centre. La population proteste donc contre l'arrivée de ces personnes qu'elle considère comme des Interahamwe, ressortissants rwandais. Les 70 personnes devaient rejoindre 17 autres qui les avaient précédées depuis quelques mois. Leur transport est assuré par un missionnaire catholique de Mambasa-centre. En même temps à Bunia, la société civile de l'Ituri récolte les signatures des notables pour s'opposer à l'arrivée de ces nouveaux venus. Jean-Bosco Lalo, président de la société civile a expliqué les raisons de cette démarche : " Les Nande sont pleins à Mambasa, personne n'a été déporté par le père Silvano comme on le fait voir aujourd'hui. Ce prêtre catholique, s'il est sérieux, sa mission c'est de prêcher l'Evangile et non de faire le mouvement des populations. Ce n'est pas possible qu'il y ait des Congolais qui manquent où s'installer, pour qui on cherche encore des lieux d'installation. Les Interahamwe, même quand ils ne sont pas armés sont des gens qui n'ont pas permis de vivre en paix au Nord et au Sud Kivu. Aujourd'hui, leur arrivée massive ne peut que troubler la paix fragile pour laquelle nous nous démenons encore. Alors, on se demande, est-ce qu'il n'y a pas moyen d'avoir pitié de l'Ituri ? "Selon l'administrateur du territoire assistant de Mambasa, ces personnes ne peuvent entrer dans cette juridiction que sur ordre de l'autorité du district ou de la Province Orientale. (Radio Okapi)
Kalemie : ouverture d'une bibliothèque publique à la paroisse du Christ-Roi. L'Association des Amis de Kalemie, Amikal, en collaboration avec l'Association Karibu Kalemie de Belgique, met environ 2.000 ouvrages à la disposition du public. La cérémonie d'ouverture a regroupé les autorités civiles du territoire et du service de la Culture et des Arts.
L'EPSP publie les résultats d'examens d'Etat 3 semaines seulement après les épreuves. C'est une première depuis des années. Déjà ce week-end, les 1ers résultats des épreuves d'examens d'Etat 2007-2008 ont été publiés. Une autre innovation de cette année, les résultats sont consultables sur Internet sur www.eduquepsp.org. Selon le ministre de l'EPSP, des précautions ont été prises à l'intention des écoles ou élèves habitant les coins où Internet est difficilement accessible.Bukavu : Festbuk, les organisateurs dressent un bilan positif. Organisé par l'ASBL "3 Tamis", le Festival de Bukavu s'est officiellement clôturé ce dimanche, après avoir duré 3 semaines. Ce festival multidisciplinaire a connu la participation d'un grand public, des artistes du pays et de l'étranger, des opérateurs économiques, ainsi que de quelques ONG.
Lundi 4 août.
Bunia - Caritas renforce les capacités de son réseau d'eau pour mieux desservir 3 des 12 quartiers. Dans le cadre de son projet de " réduction des risques d'épidémie de choléra dans les quartiers les plus défavorisés de la ville de Bunia par une réponse intégrée en eau, hygiène et assainissement ", la Caritas-Développement Bunia, avec l'appui de l'Unicef, a renforcé les capacités de son réseau d'eau dénommé " Eau Ngongo ", pour mieux desservir en eau potable trois de douze quartiers de la cité de Bunia, rapporta caritasdev.cd. Il s'agit des quartiers Bankoko, Ngezi et Mudzi-Pela, les 9 autres quartiers de Bunia étant desservis par la Regideso. Ce projet vise aussi à redynamiser la promotion de l'hygiène auprès de la population de ces quartiers précités. Il va bénéficier à 6.530 ménages ciblés, représentant 56.257 personnes, a indiqué le Directeur de la Caritas-Développement Bunia, Abbé Emmanuel Ndrundro, joint au téléphone lundi 4 août 2008 par caritasdev.cd. L'inauguration de nouveaux ouvrages réalisés dans le cadre dudit projet n'a pas encore eu lieu, mais elle se fera dans les tout prochains jours, a-t-il fait savoir. Pour rappel, parmi les 3 quartiers ciblés, Bankoko connaissait la pire des situations en matière d'eau potable depuis des années. (ReliefWeb)
Bukavu : l'archevêque de Bukavu désigné administrateur apostolique d'Uvira. Mgr François-Xavier Maroy, archevêque de Bukavu, va assumer le rôle d'administrateur apostolique d'Uvira. La nouvelle a été annoncée dimanche au cours de la messe solennelle lors de la consécration de 9 diacres en la cathédrale notre Dame de la Paix de Bukavu.La Linapyco dénonce la marginalisation des pygmées. Le 9 août est une date dédiée par les Nations Unies aux peuples autochtones. En prévision de cet événement, la Linapyco, Ligue nationale des associations autochtones pygmées du Congo, a tenu dimanche, à Kinshasa, un point de presse au cours duquel son président a dénoncé la marginalisation dont ils sont victimes, d'après lui, de la part du gouvernement de la RDC.
Bunia : suspension de toute mesure de coupure d'électricité. Le commissaire de district a publié cette mesure en rapport avec les consommateurs qui ne sont pas en règle vis-à-vis de l'Electrokimo. Dans un communiqué de presse publié samedi dernier à Bunia, l'autorité de ce district a convoqué pour demain mardi une rencontre de concertation. Celle-ci regroupera les dirigeants de l'Electrokimo et les représentants des consommateurs du courant électrique. Ces derniers, encadrés par la société civile locale, protestent depuis une semaine contre l'augmentation des factures du courant électrique effectuée par la cellule de l'Office des Mines d'Or de Kilo Moto, qui distribue et commercialise le courant électrique à Bunia.
Bunia : Pusic, la guerre d'exclusions continue. La confusion persiste au sein du parti pour l'unité et la sauvegarde de l'intégrité du Congo, Pusic en sigle. Après l'exclusion jeudi dernier de Robert Pimbu, président de ce parti politique jadis groupe armé et membre de l'A.M.P, c'est le ministre provincial des transports, Willy Mugisa, qui a été radié samedi dernier de cette formation politique. Il lui est notamment reproché d'avoir embauché dans son cabinet un militant de l'opposition politique, membre de l'Union des Patriotes Congolais, UPC, de Thomas Lubanga. Willy Mugisa rejette toutes ces accusations. La mesure de sa radiation a été rendue publique au cours d'un point de presse organisé par Robert Pimbu, qui revendique encore son fauteuil du président du Pusic.
Kisangani: lutte contre le VIH/Sida, 6 jeeps de la Banque mondiale au PNMLS. La Banque mondiale a fait un don de 6 jeeps 4x4 au gouvernement congolais, destinés à la direction provinciale du PNMLS/province Orientale. Ces véhicules seront déployés dans les activités de lutte contre la pandémie du Sida au niveau de cette province, a indiqué le ministre provincial de la Santé. La remise officielle de ces engins a été présidée, à Kisangani, par le gouverneur de province, Médard Autshai Senga.
Moba : 406 réfugiés sont rentrés dimanche de la Tanzanie. Le rapatriement est facilité par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, HCR. Selon cette agence des Nations Unies ces opérations de retour vont se poursuivre jusque dans la première quinzaine du mois de décembre cette année. Elles concernent 8 mille personnes.
Des ONG exigent la publication de contrats miniers "annulés". Ces ONG, notamment les Britanniques Global Witness et Raid, demandent au gouvernement de "publier tous les contrats renégociés" et de "confirmer les contrats qui sont annulés à la suite du processus d'examen et expliquer quand et comment l'annulation entre en vigueur". Elles l'exhortent en outre à "expliquer l'évolution des négociations et comment les préoccupations d'intérêt public" sont prises en compte. Déplorant la sous-représentation de la société civile dans ce processus entamé en juin 2007, ces organisations appellent les gouvernements, bailleurs de fonds et organisations intergouvernementales à "insister auprès du gouvernement de RDC pour rendre publiques les informations sur le processus de renégociation". Sur les 61 premiers contrats examinés par une commission gouvernementale, tous ont été considérés comme devant être réaménagés, renégociés ou résiliés. La commission avait conclu à la nécessité de renégocier les partenariats passés entre, d'une part, des sociétés publiques et l'Etat et, d'autre part, des géants du secteur comme le premier groupe minier mondial, BHP Billiton, le géant de l'or sud-africain Anglogold Ashanti, le premier producteur mondial de diamant De Beers (sud-africain) et la firme américaine Freeport-McMoRan. Elle avait systématiquement relevé des exonérations injustifiées de taxes ou impôts, une part excessivement faible de l'Etat dans le capital des sociétés mixtes créées et le non respect par les partenaires de leurs obligations sociales et environnementales. "Le gouvernement n'a fourni aucun calendrier ni critère précis concernant les négociations avec les sociétés minières. Le contenu et la publication des termes de référence, promis par le vice-ministre des Mines aux compagnies minières privées, demeurent nébuleux", déplorent ces organisations alors que la phase finale de la revisitation de ces contrats a commencé il y a quatre mois. Les ONG exercent depuis plusieurs mois des pressions sur Kinshasa pour obtenir une renégociation "équitable et complète" des contrats miniers. La RDC recèle d'immenses ressources naturelles, dont 34% des réserves mondiales connues de cobalt et 10% des réserves de cuivre. Un total de 4.542 titres miniers ont été octroyés à 642 sociétés sur l'ensemble du territoire. Les concessions couvertes par ces titres représentent 33 % de la superficie du pays, selon le ministère. Cependant, 75% des 60 millions d'habitants de RDC vivent avec moins de un dollar par jour, selon l'ONU. (AFP)
Mardi 5 août.
L'armée ougandaise surveille de près la frontière avec la RDC. L'armée ougandaise a affirmé lundi qu'elle surveillait de très près la situation à la frontière ouest du pays, adjacente à la frontière de la RDC, suite aux informations sur d'éventuels nouveaux combats dans ce vaste pays d'Afrique centrale. Le capitaine Tabaro Kiconco, porte-parole de la 2ème division de l'armée, a dit que l'armée renforçait son réseau de surveillance et mobilisait la population le long de la frontière pour empêcher l'entrée de tout groupe armé en Ouganda. Selon des groupes des droits de l'Homme opérant dans l'est de la RDC, des dizaines de personnes s'enfuient en raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans la région. Des informations parvenues à Kampala évoquent le fait que les troupes gouvernementales de la RDC et les rebelles se réarment pour de nouveaux conflits. Le gouvernement de la RDC a signé au début de l'année un accord de paix avec différents groupes rebelles pour mettre un terme à des décennies de conflits dans le pays. Plusieurs groupes rebelles ougandais opérant dans l'est de la RDC profitent de la situation tendue dans la région pour lancer des attaques contre le gouvernement ougandais, selon des observateurs locaux. Le capitaine Kiconco a qualifié de calme la situation de sécurité côté ougandais pour le moment. (Xinhuanet)
Province Orientale : plus 500 tonnes de maïs pourrissent à Basoko. Selon l'administrateur territoire de Basoko, juridiction située à 300 km de Kisangani, la production du maïs issue de la campagne de sensibilisation agricole par le service territorial compétent est en train de moisi, faute d'évacuation. L'état de routes explique cette situation.Bukavu : le ministère crée 12 nouvelles institutions d'enseignement supérieurs et universitaires. Le ministre de l'enseignement supérieur et universitaire a initié la création de 12 nouvelles institutions pour la seule province du Sud-Kivu. Pour certains, c'est une décision salvatrice, du moment que les moyens conséquents sont disponibles. D'autres par contre qualifient cette initiative de décentralisation à outrance qui risque d'enfermer les étudiants dans leurs propres milieux au lieu de les aider à s'épanouir.
Bunia : une centaine d'enfants exploités au bord du lac Albert. À Kasenyi et Tchomia, ces enfants sont utilisés comme main d'uvre dans le domaine de pêche et vente de poissons. Selon le chargé de protection au sein du bureau genre, famille et enfant qui a fait ce constat, la plupart de ces enfants sont en rupture familiale.
Lubumbashi : attestation de séjour obligatoire, la polémique s'accentue. Kyungu Wa Kumwanza appuie les arrêtés du maire de Lubumbashi sur la réglementation du mouvement de la population congolaise et étrangère dans sa ville. Pour l'Asadho, le président de l'Assemblée provinciale n'a pas compétence à statuer sur le sujet. Quant au MLC, il attire l'attention sur une dérive pouvant entraîner de graves disfonctionnement de l'Etat.
Bunia : contrats miniers annulés ou renégociés, des ONG réclament plus de transparence. Une dizaine d'ONG locales et internationales réclament plus de transparence aux autorités de la RDC sur la publication des contrats miniers " annulés " ou " renégociés ". Dans un communiqué, ces ONG, notamment les Britanniques Global Witness et Raid, demandent au gouvernement de " publier tous les contrats renégociés " et de " confirmer les contrats qui sont annulés après examen ".Equateur: plus de 1 000 enfants dans les carrières d'or et de diamant. Le constat est fait par une ONG locale, Action pour la protection et l'encadrement de l'enfant (Apee). Selon le secrétaire exécutif de cette ONG, dans la localité minière de Kotakoli, par exemple, 485 enfants dont 34 filles, sont identifiés parmi les exploitants artisanaux dans 23 carrières de diamant.
Rutshuru : un mouvement des troupes s'observe à Rugari. Des informations en provenance de Rugari, dans le territoire de Rutshuru, font état d'un déploiement d'hommes lourdement armés dans ce secteur depuis dimanche. Ce qui crée une panique dans la population de la contrée. Selon des sources militaires, il s'agirait des hommes du CNDP de Laurent Nkunda dont le lieu de provenance ne serait pas connu. La 8e région militaire dit disposer de plusieurs informations sur ce déploiement et avoir mis en alerte les Fardc pour protéger la population civile en cas d'agression. Pour la 8e région militaire, par ce mouvement de ses troupes, le CNDP a violé l'acte d'engagement de Goma. Ce mouvement politico militaire rejette pour sa part en bloc toutes ces allégations.
Assassinat d'un élu à Kinshasa: l'accusateur d'un gouverneur demande pardon. "J'avais cité le nom du gouverneur André Kimbuta à me basant sur des informations qui m'avaient été données. Maintenant que la personne qui m'a parlé de lui nie tout, je ne sais quoi dire d'autre que de demander pardon", a déclaré le soldat Patrick Mwewa devant le tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema au cours d'une confrontation publique, suivie par une assistance nombreuse et attentive. M. Kimbuta - issu du camp politique du président Joseph Kabila - avait été désigné le 18 juillet par le soldat Mwewa comme étant le "commanditaire" du crime perpétré dans le quartier Macampagne contrôlé par la Garde républicaine (GR, garde présidentielle). Membre de la GR, Mwewa avait affirmé qu'une somme de 1.200 dollars (760 euros) lui avait été versée comme "prime" par trois personnes se présentant comme des proches du gouverneur Kimbuta. Selon lui, ces derniers l'avaient contacté par le canal d'un ami, Kadi Munungu, également soldat de la GR. Mais, mardi, Kadi a nié connaitre Mwewa tout comme il a rejeté catégoriquement son implication dans le meurtre de M. Boteti, vice-président de l'assemblée provinciale de Kinshasa et membre du MLC, principal parti d'opposition. "Je n'ai jamais rencontré le gouverneur. Tout ce qui a été dit sur moi est faux", a déclaré Kadi, arrêté le 27 juillet par la police dans Kinshasa. Le gouverneur, dont la mise en accusation avait suscité beaucoup de réactions parmi les Kinois, a accepté le pardon présenté par son accusateur. "J'accepte le pardon de Patrick (Mwewa), je demande à la justice de faire son travail pour que la lumière soit donnée", a-t-il déclaré. La prochaine audience, consacrée à l'expertise balistique des différentes armes au cours de l'échange de tirs fatal à Daniel Boteti, est prévue mercredi. (AFP)
Mercredi 6 août.
Programme Amani : environ 1000 combattants se sont rendus à la Monuc. Annonce faite ce mercredi au cours du point de presse hebdomadaire de la Monuc à Kinshasa depuis le mois de janvier. Selon, Sylvie Van Den Widenberg, porte-parole de la Monuc. Ce nombre est enregistré de janvier dernier à ce jour. Ces combattants ont quitté volontairement différents groupes armés pour adhérer au programme de réinsertion et ces redditions sont une preuve d'une avancée malgré la lenteur du programme Amani, souligne la : porte-parole de la Monuc.
Manono : après plus de 40 jours de résidence surveillée, le sous-proved demande sa libération. Le Chef de Sous Division de l'EPSP demande aux autorités hiérarchiques de la province de mettre fin à sa mise en résidence surveillée depuis 44 jours à Manono . Il est accusé du détournement de 9 millions de FC de salaires des enseignants, pour la période 2005-2006.
Kinshasa : clôture des 1ères assises des Congolais de l'étranger. Ces premières assises, ainsi que le forum de la diaspora/Santé se sont clôturées mardi dans la capitale. Les Congolais vivant à l'étranger ont demandé au gouvernement de la RDC, entre autres, de régler les problèmes de leur droit de vote, de leur représentation politique au parlement, et de la reconnaissance de la double nationalité.
Uvira : un député national s'insurge contre la présence des groupes armés. La présence des groupes armés dans les hauts et moyens plateaux d'Uvira constitue un blocage à la décentralisation, constat fait par le député national Justin Bitakwira, après une série des consultations auprès des forces vives et acteurs locaux. Le député déplore les exactions systématiques commises sur les paysans ainsi que les barrières érigées par des groupes armés.
Une mission à Goma pour tenter de relancer le processus de paix. Le chef de la Monuc, Alan Doss, est accompagné de plusieurs ministres congolais et de représentants de la communauté internationale. Le cordonnateur du programme de paix Amani, signé à Goma en janvier 2088, l'Abbé Apollinaire Malu Malu, fait également partie de cette délégation. Cette mission doit "faire le point sur l'état d'avancement de ce processus, rencontrer les acteurs de terrain impliqués, y compris, les signataires des Actes d'engagement de la Conférence de Goma", a précisé à la presse la porte-parole de la Monuc, Sylvie Van Den Wildenberg. Elle a souligné "la nécessité urgente de mettre fin aux souffrances des populations civiles des Kivus" et espéré que les travaux "de la Commission mixte sur la paix et la sécurité débouchent "sur l'exécution concrète du plan de désengagement, de brassage et d'intégration dans l'armée des troupes des différents groupes armés signataires, ou sur la démobilisation et la réinsertion dans la vie civile des éléments de ces groupes qui le souhaitent". De fait, depuis la signature de l'accord de paix de Goma entre une vingtaine de groupes armés qui écument le Nord et le Sud Kivu et les Fardc, les accrochages armés se poursuivent et les nombreuses exactions contre les civils, terrorisés par les miliciens armés de tous les groupes et obligés de fuir les zones d'affrontements n'ont pas cessé. Pillages de maisons et de bétail, viols, enrôlements forcés d'enfants-soldats, meurtres continuent dans des zones quasi inaccessibles à la Monuc, qui ne dispose pour toute la vaste RDC que de 17.000 Casques bleus. Des rumeurs font même état depuis quelques jours d'une avancée du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda - principal acteur de la crise et soutenu par Kigali, selon ses détracteurs - ainsi que de l'arrivée d'avions transportant des armes. "Nous constatons sur le terrain un regroupement des forces du CNDP, les Fardc font de même, mais cela ne constitue pas de menaces, selon nous", a précisé mercredi à ce sujet le porte-parole militaire de la Monuc, le Lieutenant-Colonel Jean-Paul Dietrich, démentant l'arrivée d'avions avec des armes. (AFP)
Les partenaires de la RDC réaffirment la volonté d'uvrer dans un esprit de respect mutuel. Ces partenaires, tels que les Nations Unies, les pays membres de l'Union européenne, les Etats-Unis, le Canada, le Japon, la Chine et l'Afrique du Sud ont exprimé cette volonté à l'issue de la réunion d'évaluation des cinq chantiers de la République présidée par le président Joseph Kabila. Cette rencontre a permis d'examiner des voies et moyens susceptibles d'aider les bailleurs de fonds de la RDC à concentrer leur assistance aux travaux des cinq chantiers sur des actions visibles et concrètes. Il a été convenu d'accélérer les réformes dans les secteurs clés, d'accélérer les effets en matière de bonne gouvernance économique, de concentrer les efforts des partenaires sur les secteurs prioritaires du gouvernement et d'élaborer un pacte de performance pour accélérer l'efficacité de l'aide à la RDC. (Xinhua)
La Belgique cherche la normalisation de la coopération avec la RDC. L'ambassadeur de la Belgique en RDC, Johan Swinnen, a remis mardi à Kinshasa, une lettre du ministre belge de la Coopération au développement, Charles Michel, au ministre des Affaires étrangères Antipas Mbusa Nyamwisi relative à la normalisation de la coopération bilatérale entre les deux pays. Selon le diplomate belge, la lettre a trait à la fixation de la date par la partie congolaise, pour le réexamen de cette coopération bilatérale entre Kinshasa et Bruxelles conformément à la décision du Conseil des ministres lors de sa réunion tenue dernièrement à Matadi, dans la province du Bas-Congo. "La convocation rapide de cette rencontre permettra au comité des partenaires de se pencher sur un certain nombre de questions d'évaluation et de faire un état des lieux des relations de coopération entre les deux pays", a dit l'ambassadeur Johan Swinnen, rappelant les efforts en cours pour rechercher des voies et moyens pour aller vers une normalisation des relations entre les deux pays. Le processus "Amani" qui ne laisse pas la Belgique indifférente, a été aussi au centre des pourparlers entre Mbusa Nyamwisi et son hôte. Pour le chef de la Mission diplomatique belge, son pays a aussi un rôle à jouer, un rôle constructif et d'encouragement des acteurs, y compris les groupes armés, dont certains relancent le recrutement. Il a qualifié cette relance de "signe inquiétant". Il a indiqué que la seule voie pour tout le monde est celle de la reconstruction de cette région, qui est une voie pacifique et de concertation à laquelle la Belgique veut s'impliquer. Les relations entre la RDC et la Belgique se sont détériorées à la suite des déclarations faites en mai dernier par le ministre belge des Affaires étrangères, selon laquelle son pays avait un devoir moral sur la RDC. Les deux pays ont fermé leurs consultants respectifs à Anvers et à Lubumbashi et Bukavu en RDC. (Xinhua)
La France pour la normalisation des relations diplomatiques entre Kinshasa et Kigali. L'ambassadeur de France en RDC, Bernard Prevost, a indiqué que son pays souhaite voir la normalisation des relations diplomatiques entre Kinshasa et Kigali pour que la paix revienne dans la région des Grands Lac. M. Prevost a fait cette remarque mercredi à Kinshasa, à l'occasion de ses adieux au ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi. Bernard Prevost a relevé le rôle que son pays, président tournant de l'Union européenne (UE), doit jouer dans ce contexte, Il s'est félicité du désarmement la semaine dernière, d'une faction dissidente des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) basée dans l'Est de la RDC. (Xinhua)
Jeudi 7 août.
Rétablissement de l'autorité de l'Etat dans l'est de la RDC. Le comité de pilotage du programme "Amani " , un organe mis en place pour le suivi du processus de paix dans l'est de la RDC, a décidé jeudi à l'issue d'une réunion de 48 heures à Goma, de rétablir l'autorité de l'Etat dans les deux provinces du Nord et du Sud Kivu .
Selon le communiqué final dont la copie est disponible à Kinshasa, les membres du comité de pilotage ont également décidé de démanteler tous les groupes armés encore actifs dans cette partie de la RDC, de redynamiser la lutte contre l'impunité concernant surtout les violences sexuelles et le programme Désarmement, Démobilisation , Réinsertion, Réintégration et Rapatriement (DDRRR) ainsi que la mise en place d'une commission chargée d'examiner les différentes préoccupations des groupes armés. La question de budgétisation du programme " Amani " sera soumise à la prochaine session parlementaire, ont également décidé les membres de ce comité. Pilotée par le ministre de l'Intérieur, Dénis Kalume, la délégation présente à Goma est composée du représentant du secrétaire général de l'ONU en RDC et chef de la Monuc, Alan Doss, accompagné du commandant de la Force de la Monuc, des membres du gouvernement congolais, dont l'ambassadeur itinérant du président de la République, Ngwej, ainsi que de plusieurs représentants de la communauté internationale soutenant le processus de paix en cours dans l'est de la RDC. (Xinhua)
Bukavu : démolition de 6 maisons au quartier la Botte d'Ibanda. La mairie a démoli mardi 6 maisons en matériaux semi durable, construites le long du Lac Kivu , au quartier la Botte en commune d'Ibanda. C'est la première étape de démolition des maisons et immeubles construits anarchiquement dans la ville, a dit le ministre provincial des Infrastructures, l'étape suivante va concerner les maisons construites sous les câbles à haute tension et enfin viendra le tour de celles érigées sur des sites impropres. Les propriétaires des maisons détruites, détiennent pourtant des titres de propriété. Le maire de la ville Prospère Mushobekwa Nyalukemba explique le sens de l'opération : " L'administration a donné un avertissement à tous ces gens. On leur a interdit sur les 10 mètres des rives mais ils ne veulent pas comprendre. Il y a les eaux du lac qui montent de temps en temps et qui peuvent engloutir ces maisons-là. Et nous en tant que mairie, nous devons faire appliquer les lois. Ces gens n'ont pas à se plaindre. Quelque chose qui est acquis dans l'illégalité, il n'est pas acquis. Ils n'ont qu'à aller réclamer l'argent à qui ils l'ont remis ou ils l'assignent devant les tribunaux. Mais pour ce qui est de l'administration, elle est dans la légalité. Nul n'est censé ignorer la loi "Pour sa part, le porte-parole du gouvernement provincial, Vincent de Paul Kabanga, demande l'appui de la population afin de poursuivre cette opération. Opération qui a pour but de redorer l'image de la ville de Bukavu et d'améliorer la sécurité dans les quartiers d'habitation. (Radio Okapi)
Mbandaka : la direction générale de l'ANR licencie 240 agents. Ces 240 cadres et agents de l'ANR sont répartis sur 17 territoires de la province de l'Equateur. Ils affirment avoir travaillé avant, pendant et après la rébellion sans avoir été payés. Les agents éjectés sont étonnés de voir les noms d'autres personnes figurés sur la mise en place rendue publique par la direction générale de l'ANR. Ils affirment également être informés des sources sûres des motifs de leur renvoi. "L'argument avancé par la haute hiérarchie de la ANR pour nous écarter est que nous sommes de l'ex composante MLC [Mouvement de libération du Congo, ex-mouvement rebelle de Jean-Pierre Bemba, qui s'est mué en parti politique à la faveur de la réunification de la RDC] et que nous n'incarnons pas l'idéologie du PPRD [ un des partis de la coalition au pouvoir] ", affirme l'une des victimes. Contactée, la direction des services généraux et du personnel de l'ANR à Kinshasa se dit surprise de cette information qu'elle qualifie du reste de non fondée. Elle affirme que les engagements au sein de l'ANR sont soumis aux nouveaux critères de sélection désormais obligatoires. La plupart des agents remerciés, ajoute la même source, ont plus de 60 ans d'âge pendant qu'ils attendent un nouveau recrutement. D'autres encore auraient été écartés faute de niveau intellectuel. Pour sa part, la direction provinciale de l'ANR/Equateur indique que le recrutement dépende de l'administration centrale à Kinshasa. (Radio Okapi)
Kinshasa : les 4 000 Congolais de la Grande Bretagne ne seront pas tous expulsés. C'est ce qui ressort d'un point de presse tenu par l'ambassadeur britannique en présence de la vice-ministre des Congolais de l'étranger. L'ambassadeur Nick Key précise qu'un examen des dossiers se fera au cas par cas. Côté congolais, la vice-ministre Colette Tshomba estime que la RDC sort d'une guerre, il faut donc garder ces Congolais la bas, quitte à voir, comment, à l'avenir, mettre en place des mesures pour que les immigrations prochaines soient régulières, ajoute-t-elle.
Kinshasa : boom immobilier, 5 000 emplois créés. De plus en plus d'immeubles poussent à Kinshasa. Ce qui convient d'appeler le "Boom immobilier" a déjà donné naissance à plusieurs bâtiments de plus de 5 niveaux dont des hôtels. Sur plusieurs avenues, des échafaudages en bois ou métalliques démontrent que la capitale congolaises est en chantier. Les bénéficiaires de ce boom de construction sont souvent les maçons, les plombiers et les architectes.Depuis 2003, c'est près d'un milliard de dollars américains qui ont été également investis dans la construction des immeubles à travers la RDC. Le même constat s'observe dans d'autres grandes villes du pays telles que Lubumbashi et Goma, Bukavu La facilité de trouver le ciment demeure la principale condition pour que cette construction continue. L'explosion de ce secteur ne pourrait être sans conséquences Aller en hauteur permet de gagner de l'espace. Conséquence heureuse : impact sur l'économie, le développement de l'immobilier peut augmenter la production des richesses au pays. D'autres secteurs comme la plomberie ou la quincaillerie en profitent déjà. Et le touriste ne craindrait plus rien s'il peut trouver un hôtel décent. Un hôtel décent exige de l'entretien et, par conséquent, création de l'emploi. Et déjà la construction elle-même occasionne des emplois bien que temporaires. Mais l'on ne peut faire du bien aux uns sans faire un peu du mal aux autres, nous dit un investisseur. Dans 5 ou 10 ans, certains quartiers insalubres seront obligés de disparaître. Et si la construction ne s'accompagne pas d'une nouvelle planification en eau et en électricité, il faut s'attendre à avoir de grands immeubles mais malpropres. L'agence des investissements, Anapi, a déjà prévenu : une bonne gestion des titres immobiliers s'imposent également. Les conflits parcellaires naîtraient du fait que certains investisseurs n'hésitent pas à construire dans les écoles ou sur des aires de jeu. (Radio Okapi)
Vendredi 8 août.
Une loi entérine la création de 26 provinces avec une large autonomie. Conformément à la Constitution adoptée en 2006, le pays sera divisé en 26 provinces, dont la ville-province et capitale du pays, Kinshasa, au lieu des onze actuelles. Ce découpage devra être effectif dans les 36 mois suivant la promulgation de cette loi au 1er août 2008. Les provinces conserveront désormais 40% des recettes qu'elles génèrent, alors que jusqu'à présent ces revenus partaient directement à l'Etat qui les redistribuait. Une caisse de péréquation est prévue pour maintenir un équilibre entre les régions pauvres et les autres. Cette loi organique qui définit la province comme "une composante politique et administrative du territoire de la RDC, dotée d'une personnalité juridique et gérée par les organes locaux" en fixe aussi les règles de l'autonomie de gestion des ressources humaines, économiques, financières et techniques. L'Etat conserve ainsi les compétences régaliennes (Affaires étrangères, armée, monnaie, budget national), tandis que les provinces sont chargées notamment de "la fonction publique provinciale et locale", de "l'élaboration des programmes miniers (...) et forestiers", et de la construction et l'entretien d'une partie des routes. Cette loi est la première promulguée des trois dispositions sur la décentralisation adoptées par le Parlement en juillet 2008. Les deux autres portent sur la création d'entités territoriales à l'intérieur des provinces, et sur la Conférence des Gouverneurs, un organe destiné à faciliter la concertation entre provinces et pouvoir central. (AFP)Crise alimentaire: les Congolais inventent la "miniaturisation" des denrées. Concentré de tomate, oignons, lait en poudre, savon se retrouvent débités en petits volumes sur les marchés de Kinshasa: face à la hausse des prix, les vendeurs congolais ont inventé la "miniaturisation". "Je n'écoule plus mes boites de tomates, ni mes légumes. Cela coûte cher maintenant et les gens n'ont pas les moyens de les acheter. Alors je les coupe en petit morceaux pour les écouler", explique Wivine, une vendeuse au marché de Livulu, un quartier de l'est de la capitale. Sur sa table, des boîtes de concentré de tomate coupées en deux ou emballées dans des sachets, ainsi que du savon découpé en dés, sont étalés. Sur une étagère, des oignons et des concombres, également découpés. "Le quart de cet oignon coûte 20 francs congolais (0,035 $) et un petit savon coûte 30 FC (0,053 $)", affirme la vendeuse en remplissant de lait en poudre un minuscule verre d'à peine 3 cm de haut. Cette réponse ingénieuse à la flambée des prix est devenue monnaie courante à Kinshasa. Elle permet à de nombreuses familles congolaises de subsister. Plus de 75% des 60 millions d'habitants de RDC vivent en effet avec moins de un dollar par jour, dans un pays à la terre riche et dont le sous-sol regorge de minerais. Nzumba, 18 ans et mère de quatre enfants, affirme qu'elle fait le marché chaque jour avec environ 500 FC (0,90 $). "Aujourd'hui, j'ai acheté une petite botte de +matembele+ (légume local), des courges, de la farine de maïs, de l'huile de palme et un morceau de concombre pour un coût total de 450 francs congolais (0,80 $)", indique amèrement la jeune femme. "C'est malheureusement ce que nous allons manger, mes enfants et moi", dit-elle. Elle se réveille tous les jours à 5 heures du matin pour puiser de l'eau, faute d'arrivée d'eau chez elle, puis part vendre des oranges. Elle gagne 600 FC soit un peu plus de 1 dollar US par jour: Pour elle, la miniaturisation est une "bouée de sauvetage". A quelques pas de la maison de Nzumba, une mère de famille habitant une bicoque fait cuire deux morceaux de poulets. "Avec le maigre salaire de mon mari (20 $/mois), nous n'arrivons pas à acheter un poulet entier. J'ai juste pris deux morceaux pour moi et les petits", explique Nlandu, qui avoue que ses grands enfants, garçons comme filles, se débrouillent pour se nourrir. "La miniaturisation nous aide mais nous craignons de contracter des maladies", dit-elle. La crainte de Nlandu est partagée par plusieurs autres familles. "Quand on prend du lait vendu dans un petit verre et exposé à l'air libre, il (lait) devient périmé et contaminé. Nous le savons mais que faire?", s'interroge Jean, agent de l'Etat qui consomme tous les jours un minuscule verre de lait en poudre "miniaturisé". Le plus bas salaire dans l'administration publique est d'environ 20 dollars par mois. Le gouvernement vient de porter le salaire minimum de un à trois dollars avec application au plus tard au 1er septembre 2009. La miniaturisation des denrées s'étend aussi dans les cosmétiques. Des gels pour cheveux et des poudres se vendent en "miniature". "Avec ce petit gel, je me fais belle à petit coût", déclare Esther, une jeune fille du quartier. En RDC, le pain et les céréales ont augmenté de 27,6% et le prix de l'huile a bondi de 32% en six mois (de septembre 2007 à février 2008), selon la Direction des statistiques générales. L'inflation, qui frôlait les 10% fin 2007, a grimpé à 15% en taux annualisé en mars 2008, selon la Banque centrale du Congo (BCC). (AFP)
Goma : 100 femmes violées dans le camp des déplacés de Mugunga II. Ces statistiques sont publiées par Action sociale pour la paix et le développement, ASPD. Selon l'ONG locale de défense des droits de l'Homme, 40 de ces femmes ont été violées pendant qu'elles quittaient le camp pour s'approvisionner en vivre ou bois de chauffage, 60 autres, avant leur arrivée au camp ou durant leurs déplacements. Le rapport de l'ONG ASPD date du 31 juillet dernier. Il a été remis officiellement jeudi au gouverneur de province. Selon Patrick Mulemeri, assistant du programme des droits de l'Homme à ASPD, les responsables de ces crimes sont à 60% des militaires FARDC déployés dans les environs du camp de Mugunga II : " Certainement, au niveau des cas, on a enregistré un cas de viol commis par un civil. C'est un cas d'inceste. Mais dans le cas précis du camp de Mugunga, les 60% de viols sont commis par certains éléments des FARDC qui occupent les positions environnantes du camp. En fait, il se pose un problème au niveau des victimes. Lorsqu'elles sont violées, elles ne parviennent pas à dénoncer à temps pour une prise en charge efficace. C'est après, lorsqu'elles éprouvent des complications, qu'elles viennent se dénoncer, et ça complique la prise en charge. Nous avons recommandé que le programme Amani puisse concrétiser le plus vite possible ses objectifs, afin de permettre à ces déplacés de retourner dans leurs villages, pour qu'elles se prennent en charge en cultivant. " (Radio Okapi)
Bunia : le HCR remet 2 450 USD au service de cadastre. Selon l'autorité du district, ce don du HCR est destiné à couvrir les frais de constitution des documents des parcelles accordées à 12 retournés congolais en provenance du Sud Soudan. Cette action vise la réinsertion sociale de ces retournés dans leurs milieux d'origine. Notons que ces 12 retournés ont été rapatriés en Ituri, en juin 2006, grâce à l'appui du HCR.
Kinshasa : fin des travaux interministériels RDC- Afrique du Sud. Les ministres et experts des deux pays ont évalué une trentaine d'accords entre autre sur la gouvernance , la sécurité et l' économie , selon les recommandations de la 5è Grande commission mixte. Les deux délégations ont affirmé que des progrès ont été réalisés, notamment dans la reforme de la sécurité dont la feuille de route a été remise aux partenaires en juillet dernier, au sein de la fonction publique avec le recensement des fonctionnaires de l'Etat. Mais, faute de financement, beaucoup d'autres projets attendent leur concrétisation, comme le dit le communiqué final. Notez que la 6e session ordinaire de la grande commission mixte entre les deux pays aura lieu en octobre prochain a Kinshasa.
Kinshasa : procès conjurés de la Pentecôte, identification des 44 prévenus. L'audience s'est déroulée jeudi au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, CPRK, (ex-prison de Makala). Elle a été consacrée à l'identification complète des prévenus. Il s'agit de 43 militaires et d'un civil, qui auraient commis des infractions dans la nuit du 28 mars 2004 dans les différents camps militaires de Kinshasa. Ils sont poursuivis pour mouvement insurrectionnel, viol et dissimulation d'armes.
Programme Amani : levée des barrières sur les routes, pour accélérer le désengagement des combattants. Fin jeudi à Goma, de la réunion du Comité de pilotage du programme Amani élargie aux représentants de la facilitation internationale. Parmi les mesures phares on peut retenir, désormais que, toutes les barrières sont levées sur tous les axes routiers du Nord et du Sud-Kivu pour faciliter la mobilité des personnes et des biens.
La RDC dans le "nid" des JO 2008 avec 5 athlètes. La délégation congolaise est représentée par 5 athlètes dont Gary Kikaya et une vingtaine d'officiels. Joseph Kabila est déjà sur place. Le chef de l'Etat est invité par le gouvernement chinois.
Le PNUD soutient la lutte contre la marginalisation des albinos. Les albinos souffrent en général d'exclusion, de discrimination et de marginalisation au sein des communautés dans lesquelles ils vivent, affirme un communiqué du PNUD. " Cette marginalisation se manifeste dans plusieurs secteurs de la vie publique. Ils ont par exemple de la peine à trouver un emploi, à accéder aux soins de santé appropriés, au mariage, à la scolarisation. Les enfants albinos ne se sentent pas aimés par leurs parents, frères et surs. Les femmes albinos font l'objet de discrimination de la part des autres femmes. Les femmes qui donnent naissance à un albinos sont souvent sujettes à des railleries et un rejet ", selon l'agence. Le PNUD a donc lancé un " atelier d'échanges d'expériences et d'identification des priorités des personnes albinos de la Province orientale ", à Kisangani. Ce forum regroupe trois cents participants dont 250 albinos venues de toute la province. Deux délégués de Kinshasa participent également aux assises qui visent à créer un cadre permanent d'échanges et de concertation. Selon une étude réalisée à Kisangani en 2007, auprès des parents et enseignants des enfants albinos, près de 47% des parents se sont sentis humiliés lors de la naissance de leurs enfants albinos. Environ 67% des parents ont indiqué que les soins de santé spécifiques des enfants albinos coûtent cher. 50% des enseignants ont précisé que les enfants albinos présentent de sérieuses difficultés de vision. Cependant, 83% des parents ont confirmé que ces enfants réussissent à l'école comme tous les autres. (UN News)
Samedi 9 août.
Journée internationale des peuples autochtones, le tableau est sombre. Cette journée a été décidée par l'Assemblée Générale des Nations Unies depuis 1994. A Kinshasa, une journée portes ouvertes, organisée par l'ONG Espoir pour tous, s'est tenue à Notre Dame de Fatima à Gombe. La manifestation a consisté en une conférence sur l'état des lieux de la situation des peuples autochtones en RDC, et une exposition de photos démontrant leurs conditions de vie. Les enquêtes menées par l'ONG Espoir pour tous en 2007 révèle que seulement 2% des peuples autochtones ont accès à l'éducation. De plus, 95 % de cette grande minorité connaissent la déperdition scolaire. Une situation qui, selon Luc Lutala, président de la structure, ne s'est pas améliorée à ce jour. Sur le plan sanitaire, environ 41% de femmes meurent à l'accouchement, et 35% d'enfants de moins de 5 ans décèdent de maladies évitables. En politique, souligne cette ONG, ces minorités ne sont pas représentées, et ne participent pas aux processus décisionnels. Pour Espoir pour tous, la meilleure façon d'aider ces peuples serait de financer des projets élaborer par eux-mêmes, selon leurs besoins réels.
Bukavu : le PIDP dénonce la marginalisation des pygmées par les bantous. Le Programme d'Intégration et de Développement du Peuple Pygmée, PIDP, a organisé des activités en marge de la journée internationale des peuples autochtones. Pour Dieudonné Akili Mali Katwanda, assistant chargé des programmes PIDP-Kivu, c'est l'occasion de dénoncer la marginalisation dont sont victimes les Pygmées de la part de Bantous : " Les conditions de vie des Bambuti sont catastrophiques. Leur habitat n'est pas commode. Les enfants Bambuti n'étudient pas. Ils sont nourris difficilement car dépourvus d'espaces pour cultiver. Même l'accès aux soins de santé est difficile. La discrimination des Bambuti est visible dans plusieurs secteurs de la vie. Ils sont marginalisés à l'école, au marché et partout. Les collègues des enfants Bambuti les qualifient de paresseux, de sales et de courts de taille. Au marché, vous les verrez isolés et à part, car le autres ne les acceptent pan du tout. "
Goma : échanges de tirs entre Fardc et FDLR-Rud. L'incident a eu lieu vendredi entre une patrouille mixte FARDC -Gardes du parcs de Virunga et les combattants FDLR-Rud , en plein parc de Virunga, dans le village de Nyamushengera, à 7 km de Vitshumbi centre et à plus de 150 km de Goma . A la base, l'abattage de 2 éléphants par ces rebelles FDLR.
Mbandaka : détournement de plus de 15 millions de FC de la paie des enseignants. Selon le commissaire de district, Brigitte Botete, cette somme a été détournée par la comptable d'Etat du code 467, Anastasie Ilanga. Cet argent était destiné à la paie des enseignants de la sous- division de l'EPSP/Befale, ainsi que des écoles conventionnées de la Communauté des Assemblées de Dieu au Congo , territoires de Befale et de Djolu. Il comptait pour le mois de juin 2008. Le parquet continue l'instruction du dossier, mais le tribunal de grande instance ne peut siéger en cette matière pour insuffisance de juges. Le commissaire de district indique par ailleurs, que lors du premier interrogatoire, Anastasie Ilanga a affirmé que ces fonds ont été volés de son domicile depuis une semaine, sans qu'elle ne le signale pour autant à l'autorité locale.
Bunia : non rassurés, les déplacés refusent de rentrer chez eux. Plus de 1 000 déplacés de Tchomia, à environ 60 km de Bunia au bord du lac Albert , refusent de retourner dans leurs villages d'origine. Selon eux, les conditions de sécurité ne sont pas encore garanties. Ils ont exprimé leurs inquiétudes vendredi lors d'une rencontre avec les responsables des agences des Nations Unies, notamment le HCR. Ces déplacés ont été découragés par le rapport d'un groupe de 13 déplacés qui avaient regagné fin juillet Arenzo, leur village situé à plus de 4 heures de navigation de Tchomia. Ceux-ci déplorent notamment des menaces dont ils ont été l'objet, et l'occupation de leurs champs par certains habitants de ce village. Le représentant de ces déplacés affirme qu'une opération de retour de ces déplacés était prévue vendredi matin par le HCR. Aucun déplacé du camp de Tshomia ne s'est présenté au bord du Lac pour monter à bord des embarcations, indique-t-il. Ces déplacés, estimés à plus de 1 000, auraient du retourner notamment au village de Retso et de Gobu. Ils conditionnent leur retour par l'amélioration des conditions de sécurité et la libération de leurs champs. Au cours d'une réunion ce vendredi entre le comité de ces déplacés et les représentants des différentes agences des Nations Unies venues de Bunia, ces dernières ont promis d'organiser une mission dans le village d'origine de ces déplacés pour sensibiliser la population. Plus de 270 déplacés avaient regagné leur village fin juillet dernier, grâce à l'appui logistique du HCR. (Radio Okapi)
Olivier Kamitatu : " Le président Kabila profite de son séjour à Pékin pour renforcer la coopération avec la Chine ". Le chef de l'Etat congolais était présent à l'ouverture des Jeux olympiques, après sa rencontre à la mi-journée avec le numéro un chinois Jugin Tao. Le déplacement du président Joseph Kabila a pour objectif principal de soutenir les 5 athlètes congolais engagés dans les olympiades, a déclaré le ministre du Plan qui accompagne le chef de l'Etat, avant de soutenir que c'est également une occasion de renforcer la coopération avec la Chine. Pour le ministre du Plan, ce partenariat avec la Chine se consolide à travers les visites réciproques des leaders chinois et congolais. Le président Joseph Kabila en profite pour tenir ces rencontres qui sont extrêmement importantes, selon Olivier Kamitatu.
Dimanche 10 août.
Rutshuru : les déplacés de guerre retournent progressivement dans leurs villages. L'administrateur de Rutshuru , Dominique Bofondo, annonce que, depuis 3 mois, des mouvements de retour sont observés dans les groupements de Jomba, Binza et Busanza. Certains déplacés, explique-t-il, estiment leurs milieux viables. Cette information est confirmée par la société civile de Rutshuru.Kinshasa : 500.000 USD pour la relance de la culture de riz. C'est la contribution de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, FAO , en vue de la promotion de la culture du riz à Kinshasa. Le ministre d'Etat en charge de l'Agriculture, Nzanga Mobutu , l'a annoncé samedi lors de sa visite au siège du Programme national de riz dans la commune de Ndjili.
Bras de fer en RDC. Qui dit vrai ? La compagnie pétrolière britannique Tullow Oil, qui revendique deux blocs pétroliers situés sur le lac Albert ? Le ministre congolais des Hydrocarbures, Lambert Mende, qui assure que le contrat de partage de production n'a jamais été approuvé par Kinshasa ? Ou bien encore les deux députés de l'opposition Jean Bamanisa et Jean Lucien Busa, qui ont déposé des motions d'interpellation et de défiance contre Mende, rejetées par l'Assemblée nationale le 12 juillet ? En tout cas, une chose est sûre, deux ans après l'annonce officielle du lancement de la phase d'exploration, les opérations n'ont toujours pas débuté. Tullow Oil ne cache plus son impatience, voire son agacement. En fait, tout commence en 2004 lorsque les deux sociétés Heritage Oil et Oil Congo montrent leur intérêt pour ce gisement situé en Ituri, à la frontière avec l'Ouganda. Mais le conflit entre Hemas et Lendus fait rage, Kinshasa suspend les négociations, et Oil Congo se retire au profit de Tullow Oil. " C'est la première irrégularité ", selon Mende. Ce nouveau consortium poursuit néanmoins ses démarches et signe un contrat en juillet 2006 portant sur les blocs 1 et 2 du lac Albert. " Contre la volonté du ministre de tutelle. D'ailleurs, le président Joseph Kabila n'a toujours pas signé l'ordonnance d'approbation ", martèle Mende, qui hérite de ce dossier en février lorsqu'il entre au gouvernement. Le contrat de partage de production est remis en cause le 17 octobre 2007 par un arrêté interministériel qui dénonce notamment le non-respect de la procédure d'appel d'offres international et le paiement du bonus de signature pour un seul bloc au lieu de deux. Mende propose à Tullow Oil de renégocier un contrat, mais pour le seul bloc 2, tandis que le premier est attribué aux Sud-Africains de PetroSA, en décembre 2007, qui obtient un troisième bloc via le consortium de la South Africa Congo Oil Company (SacOil) en janvier 2008. " Tullow Oil détient également trois blocs du côté ougandais, ils auraient été en situation de monopole sur toute la zone ", explique le ministre, qui dément avoir un quelconque lien avec la compagnie sud-africaine. Cette dernière affirme pour sa part avoir acquis ces blocs " conformément à la procédure " et ajoute avoir versé 4,5 millions de dollars en bonus de signature. Si aucune estimation n'est disponible, le potentiel de production du lac Albert est " des plus intéressants ", estime la SacOil. Avec un baril à 130 dollars, chacun a intérêt à trouver un compromis. À commencer par la RDC, qui ne produit actuellement que 25 000 barils par jour sur la côte ouest, avec les Français de Perenco. (Jeune Afrique)
Lundi 11 août.
Bunia : malnutrition à la prison centrale, 12 prisonniers dans un état critique. Deux détenus viennent d'être transférés ce lundi matin à l'hôpital général de référence de Bunia. Ce chiffre s'ajoute à 10 autres cas qui ont été acheminés dans les mêmes conditions dans cette structure sanitaire depuis le début du mois d'août. Le responsable de la prison attribue cette situation à la sous-alimentation, aux conditions hygiéniques déplorables et ainsi qu'au manque de visites médicales.RDC : bassin de l'Ouest, 4 milliards de barils de réserve pétrolière. 350 millions de barils en 30 ans, soit 11 jours de production de l'Arabie saoudite, cette maigre production classe la RDC parmi les producteurs mineurs, alors qu'elle dispose de réserves énormes. Plus de 4 milliards de barils et des millions de mètres cube de gaz, par exemple, pour son seul bassin de l'Ouest, a estimé, lundi à Kinshasa, un représentant de l'entreprise pétrolière Perenco lors du congrès nationale sur le pétrole et gaz. Plus de 300 participants prennent part à ce congrès parmi lesquels des experts nationaux, africains, français, américains et brésiliens y prennent part. Ce congre a pour objectif de valider l'avant projet du code des hydrocarbures et de préparer la tenue du 4ème congres des pays africains producteurs du pétrole en 2010 à Kinshasa. La RDC dispose d'énormes réserves de pétrole, mais qui sont encore sous exploitées. Même dans ce secteur, l'exploration n'a pas été totale. Au niveau du deuxième bassin, la cuvette centrale, avec 800 mille kilomètres carrés de superficie, c'est à peine qu'un groupe d'experts brésiliens a commencé les études de sédimentations pour déterminer les réserves pétrolières. Dans les basins de graben de l'Est, entendez, graben albertin, le lac Kivu et Tanganyika, l'exploration a à peine ou pas commencée. Pour rentabiliser ce secteur, les experts suggèrent beaucoup d'investissements dans le domaine de l'exploration et de la production. Ici apparaît la nécessité de réguler le secteur. L'avant projet du code, qui doit être approuvé au cours de ces assises, vise notamment à inciter les investisseurs, dans l'exploration pétrolière et gazière, à s'intéresser à ces nouvelles richesses pétrolières de la RDC. Cependant, cette rentabilité passe non seulement par un code des hydrocarbures adapté aux réalités nationales et internationales, mais aussi par la transparence dans l'octroi des concessions et la gestion des fonds générés par le secteur. (Radio Okapi)
Goma : l'insécurité refait surface. Au moins 4 personnes tuées par des hommes armés en l'espace d'une semaine dans la ville de Goma et sa périphérie, selon les autorités locales, preuve d'un regain de l'insécurité au chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Les populations de cette ville sont désabusées d'autant plus que ce phénomène contraste avec une présence massive des militaires.
Mardi 12 août.
Goma : affaire Ngezayo, les avocats de la famille menacent. Ces avocats déplorent la lenteur observée au niveau des services judiciaires et de la commission ad hoc, dans la recherche des auteurs d'Albert Ngezayo, l'un des grands hommes d'affaires de Goma. Si les choses continuent ainsi, ont-ils menacé, ils livreront au public les conclusions de leurs propres investigations. Me Bernard Maingain, l'un de ces avocats du barreau belge explique : " Je ne voudrais pas interférer dans le contenu des enquêtes de justice. Mais par contre, en ce qui nous concerne, nous savons qu'il y a beaucoup de choses qui sont possibles, beaucoup de personnes qui sont susceptibles d'être entendues. " L'avocat belge de poursuivre : " Nous supposons, donc, que la commission d'enquête va fournir un travail à la mesure de ce que nous, nous avons décelé. Comme nous l'avons mentionné, lentement mais sûrement, s'il n'y a rien qui avance, s'il n'y a rien qui progresse, je crois que nous allons commencer à diffuser des témoignages. Je pense que cela va montrer que la vérité existe ", a-t-il renchéri. Me Bernard de poursuivre : " Et ça va permettre, peut-être, qu'ici à Goma, la population se sente encore plus forte dans sa recherche de la vérité et se sente tranquillisée du fait qu'il y a des gens qui osent aller au bout de leur combat pour la recherche de la vérité. " Contacté, le ministre provincial en charge de l'Intérieur et sécurité, Kasereka Kalwahe, a déclaré pour sa part que les enquêtes se poursuivent dans une grande discrétion. La commission d'enquête mise en place a déjà versé les premiers éléments à l'auditorat militaire qui y travaille, a-t-il rassuré en invitant la famille de la victime à la patience. (Radio Okapi)Bunia : Islam, l'imam d'Ariwara désavoué pour exploitation de chanvre. La décision a été communiquée dans un rapport transmis vendredi dernier aux autorités administratives du district et à la Monuc locale. Selon le conseiller juridique de cette communauté, Jean Claude Sadi, l'imam d'Ariwara se livrerait notamment à l'exportation du chanvre vers l' Ouganda voisin. Le processus de pour le démettre de ses fonctions est déjà déclenché, a-t-il ajouté. Jean Claude Sadi explique : " Nous devons normalement dénoncer ce genre de comportement parce qu'il est de nature à ternir notre image. Et nous avons voulu le faire pour mettre l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Sur base de nos statuts, nous ne pouvons pas concevoir qu'en dehors de notre sphère qui est la religion, qu'il puisse exister des gens qui se livrent à ce genre de trafic. " Contacté samedi, l'imam de la mosquée d'Ariwara, un citoyen ougandais, Moussa Adam, rejette en bloc toutes ces accusations. " Ils ne veulent pas de moi, c'est pour cela qu'ils m'accusent de tout ", s'est-il défendu. Pour ce dernier, ces accusations ne sont que le fruit des conflits qui règneraient au sein de cette communauté. (Radio Okapi)
Kinsahasa : santé, près de 2 000 médecins seront homologués avant septembre prochain. Annonce faite dimanche par le syndicat national des médecins, à la suite de la rencontre qu'il a eue samedi avec le ministère de la fonction publique et celui du Budget. Selon Dr Mankoyi Badzuki, secrétaire général national du syndicat national des médecins, le ministre de la fonction publique a commencé, samedi, à signer les arrêtés d'admission de ces nouvelles unités. Entre temps, le syndicat signale également quelques avancées sur l'amélioration des conditions salariales.
Plus de prise en charge des enseignants par les parents. C'est la position l'épiscopat dans le réseau des écoles conventionnées catholiques. Contacté, l'abbé Georges Mutshipayi, coordonnateur national des écoles conventionnées catholiques, fait savoir que la position de l'épiscopat n'a pas changé : "Ceux qui doivent prendre leurs responsabilités ne veulent pas les prendre. L'Etat, c'est le pouvoir organisateur. C'est lui qui emploie. Ce n'est pas aux parents de payer les enseignants. L'épiscopat est claire là-dessous. L'épiscopat n'a pas changé sa position. Sa position est que cette prise en charge soit purement et simplement supprimée" Cependant, certaines personnes soutiennent que ce sont des écoles catholique surtout à Kinshasa qui s'emploient à cette pratique. A ce sujet, l'abbé Mutshipayi rappelle que Mgr Monsengo a eu récemment une réunion avec "ceux-là qui ont l'habitude de demander de l'argent aux parents pour les conscientiser et leur faire comprendre que cela ne relève pas du tout des parents. Les parents eux ne savent toujours pas s'ils doivent continuer à prendre en charge les enseignants, comme par le passé. Dans cette pratique de perception des frais de motivation des enseignants, c'est le réseau d'enseignement catholique qui semble le plus indexé. Pour eux, la suppression de la prise en charge facilitera l'accessibilité de plusieurs enfants à l'école. Selon le président de l'Anapeco, Association nationale des parents d'élèves du Congo, il est certes vrai que les responsables des écoles ont pris en otage certains établissements, mais il ne suffirait que de mettre en application les instructions avec un suivi minutieux pour que la situation change. "La prise en charge des enseignants par les parents fai partie des frais dits prohibés. Il y a des écoles où les enseignants sont payés, mécanisés. Je crois qu'honnêtement, dans ces écoles-là, personne ne peut parler de la prise en charge des enseignants par les parents. Je le sais moi aussi qu'il y a eu ces abus, des gens qui n'obéissent même aux instructions du gouvernement qui est l'organisateur de l'éducation dans notre pays. Les gens ont pratiquement privatisé les écoles de l'Etat dans lesquelles ils travaillent. C'est l'occasion pour moi de demander au nom des parents, que le pouvoir organisateur de l'éducation dans notre pays puissent appeler tous les responsables d'écoles, y compris les enseignants de s'en tenir aux instructions édictées et à temps" Pour les enseignants, ce système de prise en charge par les parents a montré ses limites et ne peut plus continuer. Ils invitent le gouvernement à prendre ses responsabilités. L'un d'eux explique : "Le système a prouvé et démontré ses limites. Il ne doit pas continuer parce que c'est un système qui vit aux dépens des pauvres, aux dépens finalement de toute la population" Un autre ajoute : "Nous appartenons tous à un même pays. Comment peut-on dire que les parents doivent exécuter le travail que le gouvernement doit faire? C'est une aberration, c'est diabolique ça" A propos de cette prise en charge des enseignants par les parents, le ministre de l'EPSP, Maker Mwangu, a souligné que ces frais sont prohibés et promet des sanctions aux récalcitrants : " La prise en charge n'existe pas. Mais j'aimerais aller plus loin : ce n'est pas normal que les parents paient les enseignants. C'est le premier principe. Le deuxième principe, c'est que la gratuité n'est pas encore établie. Elle sera déclaré au moment opportun pour favoriser l'accès universel à l'enseignement. On va le faire. Trois, il ne faut pas que tous les frais qu'on demande au niveau de l'école, soient considérés comme une motivation des parents. Il y a une confusion à ce niveau. Quatre, C'est vrai qu'il y a eu des abus, nous sommes en train de tout faire avec les structures qu'on met dans chaque école pour que chaque école ait un budget. Comme ça, dans la transparence, les parents sauront ce qu'on fait avec les frais qu'ils payent à l'école". Toutefois, le ministre annonce qu'un certain nombre des décisions seront prises à ce sujet avant la rentrée scolaire 2008-2009. (Radio Okapi)
L'Angola et le Congo renforcent la sécurité frontalière. Les polices de l'Angola et de la République du Congo se sont entendues lundi pour renforcer les mesures afin de garantir la sécurité le long de la frontière commune et ainsi enrayer l'immigration clandestine et le trafic de drogue. Après la réunion dans la province de Cabinda dans le nord de l'Angola, les polices douanières d'Angola et de République du Congo ont signé une déclaration commune pour déployer de plus importants efforts et adopter des mesures plus efficaces afin de maintenir la sécurité le long de la frontière commune. D'après le document, les deux parties ont approuvé cinq points ayant pour but d'établir un mécanisme d'échange permanent d'informations d'intérêts bilatéraux afin de protéger la sécurité le long de la frontière. D'après ce document, les polices, les services de migration et les autorités douanières d'Angola et du Congo devraient échanger des informations régulièrement sur les lois, les décrets et les conventions. (Xinhua)
ONU : les élections de la RDC se dérouleront en 2009. La Monuc a déclaré que les élections locales du pays se tiendraient durant le premier trimestre de 2009. "En RDC, il y a des défis sérieux en termes de ressources et de manque d'infrastructures, mais nous constatons qu'il y a une volonté politique d'avancer et d'organiser les élections locales aussi tôt que possible", a indiqué lundi le directeur de la division électorale de la mission, Carlos Valenzuela. "Il existe un consensus général selon lequel les élections locales sont très importantes, non seulement pour compléter le processus électoral, mais aussi pour faire des avancées, légitimer l'autorité locale et le processus de décentralisation", a-t-il ajouté. Cependant, M. Valenzuela a fait savoir que l'organisation des élections locales serait plus compliquée que celle de la présidentielle qui a eu lieu en 2006 sous l'égide de l'ONU. "Les élections locales sont beaucoup plus compliquées pour des raisons techniques et opérationnelles. Le nombre de circonscriptions électorales est plus nombreux, ce qui complique les préparations logistiques. Le nombre de candidats est également multiplié par dix et les opérations d'inscription de candidats sont beaucoup plus difficiles", a-t-il souligné. Par ailleurs, l'organisation des élections dans le pays est également une affaire coûteuse. "Les élections de 2006 ont coûté 500 millions de dollars et nous estimons que le budget des élections locales sera moins élevé, mais toujours important, et qu'il doit atteindre 160 millions de dollars. (Xinhua)
Kinshasa annule des mesures limitant les migrations au Katanga. "Deux arrêtés publiés à Kinshasa par le ministre de l'Intérieur, Denis Kalume, annulent deux mesures prises par le maire de Lubumbashi pour contrôler les mouvements des visiteurs (congolais ou étrangers) dans la ville", a indiqué le directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur, Smith Kabengele. Les arrêtés, pris en mai par le maire Floribet Kaseba, font obligation à tout visiteur, non-congolais ou congolais étranger à la ville, de signaler son séjour auprès du bureau de la population de la commune de résidence dans les trois jours. La ville délivre alors une attestation de séjour mentionnant l'identité complète du visiteur et de la famille d'accueil, le lieu de provenance, la durée et le motif du séjour, la date d'arrivée et de départ. Ces mesures limitent le séjour à un mois. Au-delà, une éventuelle prolongation est subordonnée à la justification des moyens de subsistance par l'intéressé ou par la famille d'accueil. Les mineurs non accompagnés sont également interdits de séjour dans la capitale du Katanga. Pour le directeur du cabinet du ministre congolais de l'Intérieur, le maire de Lubumbashi "n'a pas les prérogatives de prendre une telle décision". "La Constitution est claire: la réglementation des migrations est une prérogative exclusive du pouvoir central", a déclaré Smith Kabengele. "Ceci est une violation de la Constitution", a-t-il poursuivi en soulignant que la ville de Lubumbashi "n'est pas encore" une entité territoriale décentralisée. "Certes la loi sur la décentralisation a été promulguée mais elle n'est qu'administrative. Celle qui fixe le fonctionnement n'a pas encore été promulguée", a-t-il ajouté. "En ce qui concerne les Congolais étrangers à la ville, la Constitution leur accorde la liberté de mouvement sur le territoire national", a-t-il précisé. Une ONG congolaise de défense des droits de l'homme, Action contre l'impunité pour les droits de l'Homme (Acidh) avait dénoncé début juillet le silence du gouvernement central face à deux arrêtés "manifestement inconstitutionnels et illégaux." (AFP)
Mercredi 13 août.
Des soldats indiens de l'ONU en RDC soupçonnés d'abus sexuels. Dans un communiqué, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se dit "profondément troublé" par les informations rapportées par des enquêteurs des Nations unies qui ont révélé "un début de preuve" selon laquelle des soldats indiens ayant servi au sein de la Monuc "pourraient être liés à des cas d'exploitation sexuelle et d'abus". Un responsable de l'ONU proche des enquêteurs a expliqué, sous couvert de l'anonymat, que cette affaire concernait des "abus sur des jeunes filles et dans certains cas sur des jeunes garçons par au moins 100 soldats indiens de la force de paix sur une période de plusieurs années". Ces soldats ont depuis regagné l'Inde, selon ce diplomate M. Ban "réitère, de la manière la plus ferme possible, qu'une telle attitude, si elle est prouvée, est totalement inacceptable et qu'une action disciplinaire aussi forte que permise par les lois indiennes devrait être entreprise dès que possible contre ceux qui ont été impliqués dans ces mauvais agissements", indique l'ONU. Le document ajoute que le gouvernement indien a assuré l'ONU que ces "allégations allaient rapidement et minutieusement être examinées et que, si elles s'avéraient justes, une action exemplaire et sévère serait entreprise dans les limites permises par la loi". L'Inde est avec le Pakistan le plus important contributeur aux force de l'ONU de maintient de la paix. "Les mauvais agissements de quelques-uns ne doivent pas diminuer l'énorme contribution et sacrifice du plus grand nombre des Casques bleus qui servent la cause de la paix", a ajouté M. Ban, qui a fait part de son "respect pour les soldats de maintien de la paix d'Inde et d'autres pays contributeurs, qui servent avec honneur et engagement". En mai, la Monuc avait annoncé avoir ouvert de nouvelles enquêtes sur des allégations d'"exploitation et d'abus sexuels" impliquant des Casques bleus au Nord-Kivu (est). Ces allégations font l'objet d'enquêtes approfondies par le Bureau des services de contrôle interne de l'ONU (BSCI), avait ajouté la Monuc, sans donner plus de précision. Selon des informations obtenues de sources onusiennes et locales, ces enquêtes concerneraient notamment un réseau de prostitution enfantine présumé à Masisi, localité située à environ 60 km au nord-ouest de Goma, la capitale du Nord-Kivu. La Monuc a été éclaboussée par plusieurs scandales impliquant ses personnels, civils et militaires, dans des affaires d'abus sexuels ou de trafics de minerais, depuis son déploiement en RDC en 2001. (AFP)
Rutshuru divisé : deux territoires et deux administrations parallèles. Une réunion territoriale de sécurité s'est tenue mardi, au chef lieu du territoire de Rutshuru, à plus de 70 km de Goma. Le ministre provincial en charge de l'administration, qui confirme l'information, espère trouver une solution à travers le projet de restauration de l'autorité de l'Etat du programme Amani. Mais pour René Abandi, porte-parole du CNDP, il ne s'agit pas d'une administration parallèle. Selon lui, son mouvement a seulement placé une organisation et des représentants à tous les niveaux, dans le cadre de sa confédération. Ce qui, pour lui, ne doit pas être interprété comme une administration parallèle. Pourtant, les membres du comité territorial de sécurité à Rutshuru constatent qu'on parle maintenant de deux territoires et de deux administrations dans le Rutshuru. Selon eux, le CNDP a un administrateur installé à Tshengerero, à une vingtaine de kilomètres à l'Est de Rutshuru centre, un administrateur assistant résident à Karambi, à environ 30 km de Rutshuru centre. Ces administrateurs seraient assistés de tous les cadres de base, membres du CNDP. L'Administrateur Dominique Bofondo affirme qu'il n'a plus d'accès dans toute la zone sous contrôle du CNDP. Ce qui, pour lui, réduit encore plus la capacité de gestion de l'entité sous son contrôle. Quant au ministre provincial en charge de l'administration du territoire, il affirme que cette situation a été examinée et déplorée lors de la récente réunion du comité de pilotage du programme Amani à Goma. Charles Kasereka Kawaghe dit qu'un projet de restauration de l'autorité de l'Etat est en phase de conception pour résoudre ce problème. (Radio Okapi)
Le congrès sur le pétrole recommande la libéralisation du secteur pétrolier. L'avant-projet du code des hydrocarbures a été validé mercredi à Kinshasa au terme du premier congrès national sur le pétrole, gaz et exposition. Plusieurs recommandations formulées par plus de 300 experts nationaux et internationaux présents. Ces recommandations portent sur l'exploration, la production, le transport, le stockage et la commercialisation des produits pétroliers. Selon les experts congolais, ces recommandations consacrent la libéralisation du secteur pétrolier en RDC tout en garantissant la défense des intérêts du Congo démocratique. Ce projet sera soumis à la délibération du gouvernement, avant son adoption par le parlement. Le partage de production entre la RDC et les producteurs pétroliers est préféré au contrat de concession, caractérisant l'ancien partenariat. Ce système est plus gagnant pour la RDC, selon un expert, avec plus 30% de part de production, voire davantage en cas de grande réserve dans un gisement et d'augmentation du coût de brut sur le marché mondial. De même que la durée du contrat est négociée, et peut-être réduite, contrairement aux décennies consacrées dans le contrat de concession.
Ce texte accroît le rôle de l'Etat dans le contrôle des opérations des pétroliers, dont le respect de l'environnement. De même, il plaide en faveur des renforcements des compagnies étatiques évoluant dans le secteur. Cas du Sozir à moderniser pour le raffinage du brut congolais, de la Cohydro dans la conservation et la commercialisation des produits pétroliers, et Sep Congo dont le monopole est décrié, voit ses prérogatives réduites. Les investissements dans l'exploration, la constitution des banques de données, ainsi que la formation de l'expertise nationale sont vivement recommandées. Sur les interventions sociales, la répartition des richesses se fera conforment à la loi sur la décentralisation. Pour un projet de code voulu libéral, aucune réaction n'a été enregistrée de la part des pétroliers étrangers. (Radio Okapi)
Bukavu : les vieux marchent pour lancer " Wazee wetu ". Près de 300 vieillards à Bukavu ont défilé mardi avant midi dans les rues de Bukavu. C'était pour marquer la sortie officielle et le lancement des activités de la plate forme " Wazee wetu " qui vient de voir le jour dans cette province. Cette structure qui regroupe plus de 10 ONG de protection des vieillards se fixe comme objectif : améliorer les conditions de vie socio-économique des personnes de 3ème âge démunies et vulnérables. La plate forme " WAZEE WETU ", qui travaille en collaboration avec le Bureau Diocésain des uvres Médicales, a été créée le 02 novembre 2007 et regroupe déjà plus de 2 000 personnes de 3ème âge.
Congrès de l'UDPS : Etienne Tshisekedi nomme le comité organisateur. Le nouveau comité organisateur du congrès de l'Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, a été présenté mardi au cours d'une conférence de presse tenue à son siège de Kinshasa. Ce comité nommé par Etienne Tshisekedi depuis Bruxelles, est composé de 5 membres: François Xavier Beltchika président, Remy Masamba, premier-vice Président. Aka Mantsia, deuxième vice-président, Mayay Nkumu et Désiré Barihanze respectivement secrétaire rapporteur et secrétaire rapporteur adjoint. Par ailleurs, les membres de l'UDPS ont, à cette même occasion, rejeté les accusations portées contre leurs militants dans le procès qui les oppose au gouverneur du Kasaï Oriental. Le congrès de ce parti politique est prévu en février 2009 à Kinshasa.
Ituri : Mahagi-Port en ébullition. Plus d'un millier de personnes armées de bâtons et scandant des chansons hostiles aux autorités locales ont envahi, lundi, les rues de Mahagi-Port, en Ituri, dans la province Orientale. Selon des témoins, les habitants de ce territoire protestaient contre la décision prise le week-end dernier par l'autorité coutumière de la place d'interdire la pêche dans la partie du lac Albert située dans cette juridiction. Tout a commencé lorsqu'un pêcheur qui revenait avec des poissons dans son embarcation a été interpellé par un élément Fardc des forces navales. Alors qu'il refusait de céder ses poissons, le pêcheur a été brutalisé par le militaire qui l'a passé à tabac. L'incident n'a pas laissé indifférente la communauté de pêcheurs de la place. Ceux-ci ont ainsi pris la résolution d'organiser une manifestation pour exprimer leur mécontentement contre le chef coutumier de la localité de Wagongo, au bord du lac, qui a interdit la pêche dans cette partie. Selon l'administrateur de Mahagi, le chef de la collectivité aurait pris cette décision le week-end dernier pour épargner les pêcheurs des exactions commises par des hommes en uniforme, et dont lui-même (l'administrateur) aurait été cité comme commanditaire. Selon la société civile locale, les manifestants ont cassé quelques biens meubles dans la résidence de l'auteur de l'interdiction de la pêche et emporté quelques volailles avant de se rendre au bureau du chef de collectivité où ils ont détruit les documents administratifs. De son côté, la société civile du territoire de Mahagi estime que cette décision porte préjudice à la vie de ces habitants dont la pêche constitue l'activité économique principale. (Radio Okapi)
Kinshasa : affaire enlèvement d'officiers, sit-in devant le quartier général de la Monuc. Les épouses et enfants des officiers enlevés ou détenus à Kinshasa ont fait un sit-in ce mercredi devant le quartier général de la Mission des Nations Unies au Congo, Monuc, sous l'encadrement de l'ONG Détectives-Experts pour les droits au quotidien. Cette ONG poursuit ainsi ses manifestations de protestation contre l'enlèvement et la détention illégale de ces officiers militaires, tous originaires de la province de l'Equateur.
Bukavu : l'Eglise catholique relance le barza communautaire. La commission justice et paix de l'Eglise catholique initie un atelier de 2 jours au centre Olame de Bukavu. Objectif : réfléchir sur la manière de promouvoir la paix et la réconciliation à la base. Cet atelier regroupe une quarantaine de participants venus de tous les territoires du Sud-Kivu dont les administrateurs de territoire, les chefs coutumiers et les différents acteurs dans la paix et la réconciliation.
Bukavu : fonction publique, marche pacifique des nouvelles unités. Plus de 300 fonctionnaires et agents de l'Etat, nouvelles unités, de différentes divisions provinciales, ont manifesté ce mercredi dans les rues de Bukavu. Dans un mémorandum déposé au cabinet du gouverneur de province, ils exigent un salaire décent et régulier, ainsi que la mécanisation pour la plupart d'entre eux. Selon leur coordonnateur, Omari Mbazi de la division de la justice, plus de 9 000 nouvelles unités demeurent non mécanisés. En réceptionnant leur mémorandum, le directeur de cabinet au gouvernorat de province a promis de le faire parvenir à qui de droit,
Jeudi 14 août.